Flétan

Hippoglossus hippoglossus, H. stenolepis, Reinhardtius hippoglossoides

    • Label MSC
      Sauvage
    • Europe (Norvège)
      Aquaculture - Cages à filets en mer
    • Océan Atlantique Nord Ouest FAO 21 (Scotian Shelf, Southern Grand Bank)
      Palangre de fond ou calée
    • Océan Atlantique Nord Est FAO 27 Mer de Norvège du Nord
      Filet maillant de fond ou calé, Palangre de fond ou calée
    • Océan Pacifique Nord Est FAO 67 (Canada, États-Unis)
      Chalut de fond, Palangre de fond ou calée
    • Océan Atlantique Nord Ouest, Nord Est FAO 21 (Canada), 27
      Chalut à perche, Chalut de fond, Filet maillant de fond ou calé, Palangre de fond ou calée

    Biologie

    Toutes les espèces de flétans passent le plus clair de leur temps sur les fonds marins, mais pour certaines activités telles que la chasse, on les retrouve plus haut dans la colonne d’eau. Le flétan est un poisson prédateur qui se nourrit principalement d’autres poissons, de crustacés et d’insectes. On le trouve à différentes profondeurs, allant de 500 m à 1 km. Ce sont des poissons à croissance lente qui atteignent la maturité à un âge avancé (9-10 ans). Le flétan atlantique (Hippoglossus hippoglossus) se rencontre à l’est et au nord de l’océan Atlantique. Cette espèce peut atteindre 4 m de longueur et peser des centaines de kilos. Le flétan atlantique a reçu le statut d’espèce menacée sur la liste rouge de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature). Le flétan atlantique est élevé en Norvège, qui est jusqu’à présent le plus grand producteur de flétan atlantique d’élevage. Le flétan du Pacifique (Hippoglossus stenolepis) est présent au nord de l’océan Pacifique et peut atteindre 2,5 m. Le flétan noir (Reinhardtius hippoglossoides) préfère les eaux plus froides et on le trouve en particulier dans le nord de l’océan Atlantique et de l’océan Pacifique. Cette espèce atteint 1,30 m de longueur pour environ 45 kg et vit jusqu’à 30 ans. Le flétan est pêché depuis les années 50.

    Capture sauvage

    Situation des stocks

    Toutes les espèces de flétan sont en situation de surpêche. Des mesures ont donc été prises pour favoriser la restauration des populations. En 2012, le flétan noir était victime d’une surpêche massive, avec seulement 56% de la population nécessaire pour générer le rendement équilibré maximal. Aujourd’hui, cette proportion est toujours limitée à 71%. La pression de pêche sur le flétan noir a entretemps été rendue conforme à une approche durable.

    Conséquences écologiques

    Le flétan est pêché principalement à l’aide de chaluts et de chaluts à perche. L’utilisation de chaluts ou chaluts à perche entraîne généralement une quantité importante de prises accessoires, souvent des espèces qui sont déjà menacées par la surpêche. La pêche au chalut à perche a également un effet négatif sur la survie de différents animaux des fonds marins tels que les coraux d’eau froide, des alevins et des espèces menacées comme les requins et les raies. Les filets sont en effet traînés sur le fond, où ils détruisent l’habitat de nombreuses espèces. Par cet effet sur les fonds marins et l’impact sur les différentes populations de poissons, le chalut à perche affecte tout l’écosystème, ce qui a des conséquences à long terme. L’utilisation de filets fixes et filets maillants limite les prises accessoires et minimise l’impact sur le fond. Les raies, requins et mammifères marins protégés comptent cependant parmi les possibles victimes de prises accessoires. La pêche à l’aide de lignes de traîne (trolling et longlines ou palangres) génère de très nombreuses prises accessoires de diverses espèces menacées telles que tortues marines, oiseaux marins, raies et requins. Beaucoup de jeunes poissons d’autres espèces économiquement importantes telles que marlins et espadons sont capturés et rejetés, avec de faibles chances de survie. L’usage d’appâts dans le cadre de ces méthodes de pêche peut en outre avoir un impact sur les stocks de ces appâts.

    Gestion

    Le flétan atlantique est une espèce menacée et par conséquent n’est plus pêché. Toutefois, il est parfois victime de prises accessoires. C’est pourquoi il est nécessaire de développer des techniques de pêche plus sélectives. Pour la pêche au flétan du Pacifique, des quotas sont d’application afin de protéger les stocks.
    En 2012, un plan de gestion à long terme a été instauré pour le flétan noir. Au Groenland et en Islande, le volume de pêche est limité par un volume total de prise autorisée et des quotas. Aux Îles Féroé, un nombre limité de permis ont été accordés afin de réduire la pression de la pêche sur les populations de flétans.

    Aquaculture

    Empreinte écologique

    L’aquaculture du flétan atlantique à une échelle commerciale a débuté récemment. Les aliments (farine de poisson et huile de poisson) utilisés pour nourrir les cabillauds ne proviennent pas de ressources durables et la production de cette nourriture est une source de pollution pour les populations de poissons sauvages.

    Impact écologique

    L’aquaculture en cages flottantes et systèmes en circuit fermé a un lourd impact écologique. Le nombre de poissons placés dans les cages est énorme. Afin de réduire le risque élevé de maladies et de parasites, des aliments, produits chimiques et antibiotiques sont ajoutés dans l’eau sur le lieu d’aquaculture. Ces substances modifient les interactions de la chaîne alimentaire et impactent les populations sauvages. Des poissons peuvent s’échapper et affaiblir les populations sauvages par des échanges de gènes. Les eaux usées provenant des systèmes en circuit fermé ou des cages flottantes présentent une concentration élevée en nutriments (ce qui conduit à l’eutrophisation du milieu) et causent la dispersion de maladies et de parasites, en plus des croisements entre individus élevés et individus sauvages.

    • Marine Stewardship Council - 1

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