Merlu

Merluccius merluccius, M. hubbsi, M. capensis, M. paradoxus, M. gayi, M. australis, M. productus

    • Label MSC
      Sauvage
    • Océan Atlantique Nord Est FAO 27
      Filet maillant de fond ou calé, Palangre de fond ou calée, Lignes
    • Méditerranée et Mer Noire FAO 37 (Grèce),Océan Atlantique Sud Est FAO 47 ( Afrique du Sud, la Namibie)
      Palangre de fond ou calée
    • Océan Pacifique Sud Ouest FAO 81 (Nouvelle-Zélande)
      Chalut pélagique
    • Océan Atlantique Nord Est, Sud Ouest FAO 27, 41 (Argentine); Océan Pacifique Sud Ouest, Sud Est FAO 81 (Nouvelle-Zélande), 87 (pérou, Chili)
      Chalut de fond, Chalut pélagique
    • Méditerranée et Mer Noire FAO 37
      Chalut de fond, Filet maillant de fond ou calé, Palangre de fond ou calée

    Biologie

    Le merlu est un prédateur nocturne vorace qui se nourrit essentiellement de poissons mais aussi de crustacés et de mollusques. Le merlu est un hôte de différentes régions de l’océan Atlantique, de la mer Méditerranée et des régions nord et sud de l’océan Pacifique, non loin des côtes d’Amérique du Sud et d’Afrique du Sud, où on le rencontre jusqu’à une profondeur de 1 km. Le merlu peut atteindre 1,4 m et 15 kg. En raison de sa croissance lente, le merlu atteint la maturité sexuelle tardivement, ce qui le rend très sensible à la surpêche.

    Situation des stocks

    Toutes les espèces de merlus sont pêchées intensivement. Le stock nordique de Merluccius merluccius, au nord-est de l’océan Atlantique, et celui de Merluccius capensis au sud-est de l’océan Atlantique ne posent pas de problème. Merluccius merluccius en provenance des autres stocks, notamment dans les eaux côtières portugaises et espagnoles (le stock méridional de la partie nord-est de l’océan Atlantique) est toujours actuellement en phase de restauration. Tous les autres stocks, en mer Méditerranée, au Chili, au large du Pérou, de l’Argentine et de l’Afrique du Sud, sont en situation de surpêche aigüe, avec une biomasse totale largement inférieure aux objectifs fixés. Leurs chances de restauration sont faibles.

    Conséquences écologiques

    Le merlu est pêché principalement dans des pêcheries mixtes utilisant le chalut à perche. L’utilisation de chaluts ou chaluts à perche entraîne généralement une quantité importante de prises accessoires, souvent des espèces qui sont déjà menacées par la surpêche. La pêche au chalut à perche a également un effet négatif sur la survie de différents animaux des fonds marins tels que les coraux d’eau froide, des alevins et des espèces menacées comme les requins et les raies. Les filets sont en effet traînés sur le fond, où ils détruisent l’habitat de nombreuses espèces. Par cet effet sur les fonds marins et l’impact sur les différentes populations de poissons, le chalut à perche affecte tout l’écosystème, ce qui a des conséquences à long terme. Les chaluts pélagiques (qui ne sont pas tirés sur le fond) causent moins de prises accessoires et n’endommagent pas les habitats des fonds marins. L’utilisation de filets fixes et filets maillants limite les prises accessoires et minimise l’impact sur le fond. Les raies, requins et mammifères marins protégés comptent cependant parmi les possibles victimes de prises accessoires. La pêche à l’aide de lignes de traîne (trolling et longlines ou palangres) génère de très nombreuses prises accessoires de diverses espèces menacées telles que tortues marines, oiseaux marins, raies et requins. Beaucoup de jeunes poissons d’autres espèces économiquement importantes telles que marlins et espadons sont capturés et rejetés, avec de faibles chances de survie. L’usage d’appâts dans le cadre de ces méthodes peut en outre avoir un impact sur les stocks de ces appâts. La pêche à la ligne manuelle est sélective, ne génère pratiquement pas de prises accessoires, peu de rejet, et a un faible impact écologique.

    Gestion

    La gestion globale des stocks de merlus n’est que partiellement efficace, mais une taille minimale de capture a été instaurée en Europe pour protéger les stocks. Les systèmes de gestion nationaux en Amérique du Sud n’ont pas donné de résultats probants et n’ont pas permis la restauration des stocks. En Afrique du Sud, des efforts importants ont été faits pour protéger le merlu (Merluccius capensis) en améliorant les statistiques des captures et les contrôles. Malheureusement, les mesures pour limiter les captures et les rejets font défaut et les limites recommandées par les scientifiques ont été systématiquement dépassées ces dernières années, de sorte que les stocks sont exploités à un niveau d’intensité trop élevé. L’Europe et la Mauritanie ont conclu un accord (Fisheries Partnership Agreement) en vue d’améliorer leur gestion.

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