Crabe royal rouge

Paralithodes camtschaticus

    • Océan Atlantique Nord Est FAO 27 (Norvège, Russie)
      Piège
    • Océan Pacifique Nord Ouest FAO 61 (Russie)
      Piège

    Biologie

    Le crabe royal rouge est un grand crabe qui peut peser 10 kg et atteindre une envergure de 1,5 m pour une carapace large de 28 cm. Sa carapace hérissée d’épines le protège contre des prédateurs potentiels. Les jeunes crabes royaux rouges préfèrent les eaux côtières peu profondes. Lorsqu’ils grandissent, ils migrent vers des régions plus profondes. Les adultes se trouvent généralement à des profondeurs situées entre 20 et 50 m. Le crabe royal rouge est omnivore, il se nourrit de tout ce qui est mort ou sur le point de mourir et peut aussi consommer des insectes. À l’origine, le crabe royal rouge ne se rencontrait que dans le nord de l’océan Pacifique, mais dans les années 60, il a été introduit dans le nord de l’océan Atlantique par des scientifiques russes.

    Situation des stocks

    Le crabe royal rouge est pêché en Norvège et en Russie. Dans l’océan Pacifique, les différents stocks sont vulnérables et les populations sont en recul constant. Dans l’océan Atlantique, le crabe royal rouge se répand avec succès.

    Conséquences écologiques

    Le crabe royal rouge est capturé à l’aide de pièges. Les pièges sont sélectifs, ne génèrent pratiquement pas de prises accessoires et peu de rejet, et leur impact écologique est faible. Les conséquences écologiques de l’introduction du crabe royal rouge dans l’océan Atlantique n’ont pas encore été évaluées à ce jour. L’espèce continue à étendre son aire de distribution et les scientifiques redoutent que l’espèce endémique ne soit éliminée par compétition.

    Gestion

    Le crabe royal rouge présente une grande valeur économique et certains pays tentent donc de protéger les stocks afin de s’assurer des revenus futurs. La gestion du stock est strictement réglementée par la Russie et la Norvège. Une taille minimale de capture a été imposée pour protéger les populations. En outre, la Russie limite le nombre de permis, tandis que la Norvège a instauré un quota de pêche par navire. Il est encore difficile d’estimer précisément les conséquences de l’introduction de cette espèce, originaire du nord de l’océan Pacifique, dans le nord de l’océan Atlantique.

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